Insécurité in Madagascar

L’insécurité reste un sujet critique à Madagascar. La situation s’aggrave de jour en jour tant en ville qu’en brousse.

Si l’on relate un peu l’historique, en milieu rural, si le vol de bovins était avant considéré comme faisant partie de la culture de quelques communautés et tribus du grand Sud et Sud-Ouest de Madagascar ; afin de prouver sa valeur, sa force et sa virilité en tant qu’ « homme » à sa future épouse ainsi qu’à sa future belle famille, le jeune homme doit avoir volé des zébus avec sa bande « les Dahalo » dans d’autres communautés lointaines; c’est une des grandes traditions. Alors qu’aujourd’hui, les « Dahalo » deviennent des bandits ne gardent plus cette pratique pour une simple tradition mais en font vraiment un acte criminel – motivés par les gros bonnets (civils ou militaires) qui s’enrichissent du trafic de zébus en les exportant clandestinement. Non seulement ils volent les zébus mais aussi ils emmènent et instaurent terrorismes, tueries et viols.

Il y a encore une décennie, on n’entendait presque jamais de vols à mains armées en milieu urbain ou dans les régions éloignées ; certes il y avait des petits pillages, de vols de marchandises dans les marchés, de braquages et de vols d’outils et d’appareils dans les ménages mais l’ampleur était moindre. Aujourd’hui, c’est bien le contraire !!! Le kidnapping a même vu le jour et s’amplifie d’année en année pour se tourner vers des gros calibres en ayant comme cible les multimilliardaires malgaches et indo-pakistanais propriétaires et gérants de grandes sociétés ou opérateurs économiques.

Quotidiennement, les journaux témoignent plus d’un cas de banditisme dans divers régions de la Grande île ; de petits voleurs dans le quartier, passant par les attaques des taxi-brousses sur les routes nationales (RN7 RN4 RN 34 RN2 RN1) jusqu’aux actes criminels et trafics organisés. L’intrigante question est donc : « pourquoi cette aggravation de la sécurité à Madagascar juste en une décennie ? ». Nombreuses sont les causes de cette mutation : de prime abord, la pauvreté : environ 80 % des Malgaches vivent dans des conditions misérables ; par la suite le taux de chômages élevé appuyé par le manque d’éducation car environ 70 % des Malgaches sont analphabètes et enfin le handicape des forces de l’ordre par rapport à la prise de responsabilité et à la vétusté de leurs moyens.

Dans l’urgence, l’État, avec tous les organes de la sécurité nationale a mis en place une mesure drastique pour maitriser l’insécurité afin de ne pas mettre tout le pays en entier en péril, comprenant également la sécurisation du secteur touristique ; et dans le moyen et le long terme, l’unique solution est l’engagement de l’état à instaurer une politique de développement durable pour l’éradication effective de la pauvreté.


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